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La bataille de Verdun 🪖

  • Photo du rĂ©dacteur: La France est Belle
    La France est Belle
  • 10 aoĂ»t 2023
  • 2 min de lecture

Comment faire un tour de France sans passer par Verdun ?


Certains ne savent peut-être pas exactement le placer sur une carte mais tout le monde en a déjà entendu parler.


Tout là-bas, commémore et nous rappelle la guerre.

Il y a des dizaines et des dizaines de lieux de mémoire et nous ne pouvions pas tous les visiter.


Nous avons fait le choix de découvrir les tranchées de Chattancourt.


Situé à une vingtaine de minutes de Verdun, la tranchée à été reconstituée de toute pièce par des bénévoles qui tenaient à préserver cette partie de notre histoire.

Nous sommes arrivés par un matin pluvieux et tandis qu’Alexis contemplait le mur de mémoire, un homme s’est approché.


“Ici c’est mon grand-père, indiqua t-il. Et ici l’un de mes grand-oncle”.


Que peut-on répondre face à ce genre de chose ?


Un autre bénévole est ensuite arrivé et à commencé à nous raconter l’Histoire de la région et sa place dans la grande guerre. Les réseaux de tranchées, de boyaux sont impressionnants.


On dirait des rues tellement il y en a…

D’ailleurs les tranchées portaient des noms. Certaines étant passé du côté français puis allemand puis reprises. Il ne fallait pas tomber bêtement aux mains de l’ennemi.


On découvre ainsi un monde entier creusé dans les profondeurs : des chambres, des salles de communication, des postes d’écoute, une infirmerie…

Tout doit se faire à l’abri de portée des tirs ennemis.


On y découvre un nombre impressionnant de trouvailles qui parsèment encore les champs et les forêt ardennaises : morceau d’obus, hérisson tchèque, grenades, couverts, casques…

Nous sommes entassés dans les pièces minuscules à l’abri de la pluie qui tombe drue dehors et l’on écoute avec passion les faits historiques narrés par notre guide.


Jamais personne n’aurait du vivre cet enfer.

Jamais plus nous n’espérons revivre ces atrocités.


L’enfer nous continuons d’y cheminer en poursuivant notre route vers l’Ossuaire de Douaumont.


Imaginez.


130 mille soldats morts durant la batailles de Verdun.

130 mille corps, allemands, français, tous se mélangent.


Impossible de différencier le squelette d’un autre, impossible d’identifier son nom, impossible de connaître sa nationalité.


C’est en 1932 que fût inauguré ce sanctuaire à la mémoire de tous ces soldats inconnus.

De ses 46 mètres de haut, la tour de l’ossuaire domine la nécropole nationale de Fleury-devant-Douaumont et offre une perspective unique sur les 16000 tombes qui la compose.


C’est à la fois triste et poétique.

Le souvenir d’une guerre comme celui d’une réconciliation. La rigueur militaire et son absurdité. La douleur et la mémoire.


Menteur est celui qui dira ressortir de Douaumont, de la même manière dont il y est entré.


Alexis & Manon

-La France est Belle -



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